Par le Porte-parole de l’Ambassade d’Israël en France, Yaron Gamburg


Avec la protestation sociale en Israël qui se poursuit, les médias israéliens, ainsi que les médias internationaux élargissent leur couverture de l’événement. Ce mouvement soulève de nombreuses questions: a t-il été une surprise? S’agit-il d’une protestation sociale ou plutôt d’une contestation politique? Il est vrai que de nombreux journalistes se sont empressés de faire une comparaison incongrue entre les révolutions dans le monde arabe et la protestation sociale en Israël. Qu’en est-il?

La comparaison entre la place Tahrir du Caire et le boulevard Rothschild de Tel Aviv n’est guère populaire parmi les manifestants eux-mêmes, même s’il est clair qu’un vent de contestation souffle sur le moyen orient depuis le début de l’année 2011 et qu’Israel se situe… précisément au Moyen Orient.

Mais la comparaison s’arrête là. Israël, contrairement a ses voisins, connaît une protestation de la classe moyenne qui demande une distribution plus équitable de la richesse nationale. Celle ci a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années, l’économie israélienne étant (bon, en toute modestie…) un modèle de réussite face à la crise économique mondiale, avec un taux de croissance de près de 5% et une dette négligeable.
Certains “veulent la peau” du Premier ministre Netanyahu, c’est vrai, mais je le vois mal enfermé dans une cage sur une place du boulevard Rothschild attendant son procès devant des milliers d’israéliens hurlant leur colère, fut-elle justifiée. Au pire, il ne sera pas réélu dans deux ans, lors des prochaines élections. Pourtant ces manifestations, cette contestation, parait plus sociale, populaire, que politique. Je la qualifierais même de bon enfant; une espèce de grande colonie de vacance, même si très déterminée et sérieuse dans sa démarche…Lire la suite


Articles reliés

Commentaires